(visuel provisoire)
Lettres à un inconnu
Correspondance littéraire
Parution : printemps 2026
« L’écriture est une chose étrange. Elle va, elle vient et n’en fait qu’à sa tête. Parfois, pendant de longs mois, voire des années, elle me fuit sans que je puisse la retrouver. [...] La seule chose que je suis capable d’écrire, dans ces moments-là, c’est la réponse, aisée, aux quelques lettres que je reçois. C’est pourquoi je me suis dit — comment n’y avais-je pas pensé plus tôt ? — qu’il n’était pas nécessaire d’attendre des lettres de correspondants réels pour me mettre à écrire, mais qu’il suffisait que je m’imagine en train de répondre à un correspondant virtuel. » EXTRAIT DU PROLOGUE
« Au fond, que j’aie choisi d’écrire à vous qui n’avez ni visage, ni corps, ni adresse à laquelle envoyer cette lettre, pourrait faire croire que je m’écris à moi-même, et pourtant il n’en est rien, ou du moins j’essaie de me faire croire qu’il n’en est rien. C’est bien à un autre que j’écris, un autre dont j’aimerais qu’il existât [...]. » DÉBUT DE LA PREMIÈRE LETTRE
« [...] Triste et lointain destinataire, adieu. Adieu. Peut-être feriez-vous bien de brûler cette lettre. De toute façon, ce n’est pas moi qui l’aie écrite, mais quelqu’un d’autre, au bout de mes doigts pris dans le rythme de la frappe, quelqu’un d’autre infiniment changeant, et si je vous avais écrit cette lettre ce matin il est bien possible qu’elle aurait été tout autre, c’est même certain, mais le hasard l’a voulu ainsi. » FIN DE LA DERNIÈRE LETTRE
Voici, en quelques lignes, résumé tout l’art rhétorique de l’apostrophe utilisé par l’auteur pour emmener le lecteur dans sa pensée multiple, riche et variée, au fil de la plume, avec beaucoup de force, de conviction, de réalisme. Un regard acéré et sans illusion sur la société mais aussi de très belles pages poétiques sur la nature, les lieux qu’il aime, la musique... Et surtout, une œuvre littéraire puissante avec une écriture à nulle autre pareille.
Une étonnante correspondance d’écrivain !
René Pons a plus de soixante livres et traductions à son actif, notamment chez de grands éditeurs (Gallimard, Actes Sud, Éditions de l’Aube…), et il a déjà publié Journal retrouvé, en 2024, aux éditions La Voix Domitienne.